L'orthographe est un code qui ne se devine pas !
Je viens tout juste de certifier une formation concernant l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire en accord avec les découvertes des neurosciences. Si le "quoi" n'est pas fondamentalement transformé, le "comment" l'est bien davantage.
On commence par poser d'emblée deux fondements qui remplacent nombre de considérations et de règles :
- il n'y a qu'une seule difficulté en orthographe : la transformation son-écriture (ce qui est particulièrement corsé en français alors que c'est inexistant dans d'autres langues, en turc, par exemple)
- l'orthographe est un code et, par conséquent, ne se devine pas.
C'est ce que j'ai fait...
Avant la première dictée, réussie par tous les élèves.
Avant l'écriture de la première phrase de la semaine, qui deviendra un rituel ces prochains mois.
Et le changement ne s'est pas fait attendre !
Lors de l'écriture des petits billets pour le conseil de classe, plusieurs élèves prennent le dictionnaire pour écrire les mots qu'ils ne connaissent pas encore par cœur... mais ils sont pressés par le temps : on ne passe pas la moitié de l'après-midi à écrire des petits billets.
Par contre, lors de la première phrase de la semaine, dont l'objectif est de présenter un premier jet avec le moins d'erreurs possible (et ensuite de corriger celles qui restent avec le soutien de l'adulte), presque tous ont pris spontanément le dictionnaire pour écrire correctement les mots encore inconnus. Je n'avais encore jamais vu autant d'engouement pour utiliser spontanément cet outil tellement rébarbatif et négligé jusqu'à présent.
Je ne peux que les en féliciter et me réjouis de ce fondement déjà effectif durant les premières semaines du cycle.
Et pour que cela continue également à la maison, avez-vous un dictionnaire ? Sinon, les brocantes et foires au livre en regorgent :) .
Member discussion